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Moi vouloir toi
Publié le 28 novembre 2009 2 commentairesUn nouveau texte de Deniz, comme toujours il apparait en écho à mes préoccupations, à mes questionnements du moment .
Les nouvelles relations entre les hommes et les femmes, dans le couple, équilibrer ses énergies, vaste défi ! Tout est à inventer dans le Nouveau Monde que nous appelons de tous nos voeux !
Merci mes anges de m’aider si bien à avancer sur le chemin !
L’Univers est basé sur deux énergies complémentaires qui font en sorte de l’expanser progressivement, en l’améliorant globalement par le principe créateur guidé par la sagesse, elle-même issue de l’expérience.
Ces énergies sont appelées Père Mère, ou énergies masculines et féminines. Tout comme la lumière est une combinaison de deux ondes en phase mais perpendiculaires (onde électromagnétique), l’énergie universelle est composée de la combinaison de l’énergie électrique (masculine) et magnétique (féminine).
L’énergie masculine représente l’aspect électrique de l’Amour créatif, et a pour effet l’expir, l’expansion, le nouveau, l’exploration en territoire inconnu, le courage, la fermeté, la force, la création / manifestation (concret), le rationnel, le court terme. Et l’énergie féminine représente l’aspect magnétique de l’Amour créatif, et a pour effet l’inspir, la contraction, le connu, le maintien en paix, la mesure, la douceur, la ténacité, l’imagination / inspiration (abstrait), l’intuition, le long terme.
On voit bien que tous ces attributs sont complémentaires pour d’une part maintenir l’Univers cohérent, et d’autre part le faire évoluer sous contrôle dans le bon sens : c’est la volonté divine créatrice inspirée par la sagesse. L’énergie masculine pure représente la part « d’inconscience » qu’il faut pour faire bouger un monde basé sur l’Amour, en ombrageant très provisoirement sa Lumière, pour encore mieux la faire réapparaître. Tout comme chaque fois que nous clignons des yeux, nous voyons une image un peu différente, l’Univers évolue ainsi sur lui-même dans l’instant présent, dans des cycles de « mort / renaissance » perpétuels.
S’il n’y avait que l’énergie féminine, l’Univers serait en paix et en harmonie, mais toujours le même, replié sur lui sans pouvoir évoluer, stagnant, et surtout lassant. S’il n’y avait que l’énergie masculine, l’Univers serait en expansion mais hors contrôle, tel un feu ardent qui n’aurait pas de foyer pour le contenir : cela conduirait à tous les extrêmes.
L’énergie masculine (le guerrier) vient ainsi bousculer et perturber le système que l’énergie féminine tente de maintenir en place (la ménagère). C’est donc bien la combinaison intime de ces deux énergies qui assure le bon équilibre créateur.
Toutefois, pour pouvoir mettre ce « moteur » d’expansion contrôlée en route, il faut que ces deux énergies soient en même temps unies et séparées ! Un subtil écart doit permettre à l’énergie de se mettre en mouvement, de circuler entre les deux pôles ainsi formés, telle une pile qui comporte un + et un - : ces deux pôles sont séparés mais reliés dans la pile, juste dissociés.
Réunir complètement les deux pôles en les amalgamant ne permettrait aucun potentiel, aucun dynamisme. Le signe du TAO illustre à merveille cette combinaison parfaite du Yin et du Yang, où les deux moitiés noire et blanche sont séparées mais imbriquées, tout en restant équilibrées (50 % - 50%). Leur amalgame complet représentant l’équilibre total statique et stérile serait un rond tout gris, bien triste…
Cette dissociation nécessaire s’est évidemment répercutée sur nous, en tant que corps humains avec deux genres. Ainsi, dans la matière, il a fallu aussi séparer les deux énergies tout en les maintenant liées, or un corps est soit masculin soit féminin, avec séparation physique concrétisée par les limites matérielles du corps (la peau).
Les deux énergies existent alors dans un même corps pour conserver le lien, et bien-sûr, elles ont été volontairement déséquilibrées pour maintenir la polarité (cf la pile) en chacun. L’homme possède plus d’énergie masculine (plus de 50%) qui est canalisée par son hémisphère cérébral gauche, tandis que la femme possède plus d’énergie féminine (plus de 50%) qui est canalisée par son hémisphère cérébral droit.
Chaque être est ainsi plus ou moins déséquilibré dans ses deux énergies (par exemple 80% - 20%) pour pouvoir expérimenter les cycles d’involution et d’évolution (rééquilibrage) individuellement, en couple, et collectivement.
On est ainsi soumis à un double déséquilibre : un extérieur, correspondant à la distinction des corps physiques masculin et féminin à partir de notre étincelle divine androgyne, et un intérieur assurant la polarité en chacun. L’extérieur est ainsi bien le reflet de l’intérieur, et comme d’habitude, nous n’allons avoir conscience que du premier, apparent à nos sens, qui n’est là que pour nous permettre de prendre conscience du second, invisible.
Cependant, tout comme une balance a tendance à revenir à l’équilibre quand on a fait pencher ses plateaux, l’être humain va être poussé à équilibrer ses énergies pour se sentir mieux. L’idéal serait pour lui d’équilibrer intérieurement ses deux énergies, à savoir pour l’homme de laisser plus de place à SON énergie féminine, et pour la femme, à SON énergie masculine.
Mais comme il a été dit plus haut, ce déséquilibre a dû être maintenu pour que l’énergie puisse être en mouvement et assurer le but de l’expérience terrestre. Ce n’est qu’actuellement, alors que l’expérience se termine, que toute l’aide nous est fournie pour pouvoir nous équilibrer correctement, à savoir intérieurement.
Alors, que s’est-il passé jusque maintenant, comment avons-nous réagi à ce déséquilibre ? Nous avons, par instinct, par manque de conscience éclairée, choisi le moyen le plus facile, à portée de main, mais le moins efficace : nous avons cherché notre complément énergétique déficitaire à l’extérieur !
Ainsi, l’homme a naturellement été attiré par la femme (c’était évidemment fait pour !), et la femme par l’homme, pour tenter de s’accaparer leur énergie déficitaire. Et on retrouve bien-sûr dans les deux cas, les attributs des énergies, à savoir une approche active chez l’homme, et passive / attractive chez la femme, l’homme traditionnellement plus volage, la femme plus fidèle au maintien de la cellule familiale.
Mais comme l’énergie manquante qu’on veut s’approprier est dans un autre corps, il y a évidemment impossibilité de fusion efficace, tant que l’attrait est mû par son propre déséquilibre. Il n’est pas possible de s’approprier durablement l’énergie d’un autre, puisqu’il n’est qu’un reflet…
En effet, s’il est possible en soi d’équilibrer et de fusionner ses deux énergies, par contre, il n’est pas possible de fusionner deux corps physiques pour n’en faire qu’un, et ainsi essayer de s’équilibrer. Et comme on n’a pas su jusqu’à présent s’équilibrer soi-même, on va être obsédé par la recherche de son partenaire idéal imaginaire, la fameuse flamme jumelle manquante, qui seule pourra (soi-disant) nous délivrer !
La densité des corps physiques empêche l’union de la matière, mais on va toutefois être poussé instinctivement à tenter en vain de le faire à répétition. Comment ? En voulant s’amalgamer et court-circuiter ainsi la pile : l’homme, selon les attributs de l’énergie masculine (électrique), veut pénétrer de son corps dans celui d’une femme, et la femme (magnétique), se laisser pénétrer…
Ils essayent de mêler le plus intimement possible les deux corps pour n’en faire qu’un, et tentent ainsi à deux ce qu’ils ignorent qu’il faudrait faire seul : rééquilibrer ses énergies. Cela commence par le rapprochement des deux corps, par le toucher, puis les mains qui s’entrecroisent. Après la peau qui nous limite, on cherche les orifices, pour augmenter l’intimité, pour réduire le volume apparent des deux corps, pour les faire s’interpénétrer et tenter de les fusionner.
Ainsi l’homme va être attiré par la bouche de la femme, pour y mettre sa langue. Curieuse habitude de s’embrasser avec la langue, non ? L’homme va également avoir envie de mettre son doigt ou sa langue dans le nez et les oreilles de la femme, de sucer son sein ; ils aiment se mordiller, se lécher comme tentative d’ingurgiter l’autre. Mais ça ne suffit pas, alors viennent les jeux buccaux, l’acte sexuel, mais aussi les déviations… toujours dans le but de pénétrer plus pour ne faire qu’un : s’ils le pouvaient, ils s’absorberaient ! L’homme et la femme tentent désespérément de faire ensemble le rond gris à partir du signe du TAO : voilà démystifiés bien des comportements bizarres !
Il est clair que plus on est déséquilibré, plus on aura besoin de trouver un partenaire et de faire l’amour, et moins cette relation sera harmonieuse, équilibrée et épanouissante (à l’extrême, l’obsession sexuelle correspond à une poussée incontrôlable de trouver l’énergie déficitaire, de combler un vide pour se sentir mieux).
Ce déséquilibre va se répercuter sur les 3 premiers chakras, d’où les problèmes d’ego qui vont empoisonner les relations : c’est l’amour (en fait le besoin) conditionnel. Et que se passe-t-il une fois qu’on a pénétré et que forcément la tentative de fusion physique a échoué ? Une fois passées les sensations de plaisir, restent la frustration et le manque, le besoin d’en faire toujours plus. Il faut aussi dire que les femmes ont un double avantage : d’une part, leur déséquilibre se voit moins que chez les hommes, elles sont plus en retrait, introverties, et d’autre part leur pôle dominant est celui qui permet plus facilement de se relier au cœur (ego moins dominateur que les hommes, et sont plus proches de l’amour inconditionnel ) : ceci fait qu’en moyenne, les femmes sont moins attirées par le sexe lui-même que les hommes qui eux, en font souvent un but (si pas le but) dans la relation.
En revanche, les émotions et les ressentis sont en général plus intenses chez les femmes, ce qui rétablit l’équilibre. On comprend mieux pourquoi les femmes, mieux équilibrées et moins obsédées, jouissent plus et mieux que les hommes, et sont moins sujettes au fameux « post coitum, animal triste ».
L’acte de procréation a ainsi « profité » de ce besoin de fusionner deux corps physiques, la manière la plus « pénétrante » étant par le sexe ! Mais alors, que devient le sexe quand chacun des partenaires a équilibré ses propres énergies ? La réunion des deux équilibres va dépolariser le couple et créer une relation plus harmonieuse, sans attraction physique impulsive.
Ainsi, quand on a équilibré ses propres énergies, l’acte sexuel devient différent : au lieu de vouloir s’approprier l’énergie manquante chez l’autre, il y a échange et mise en commun des énergies des partenaires équilibrés, ce qui a pour effet de les décupler. Pour cela, l’acte sexuel lui-même n’est plus nécessaire, mais occasionnel : un simple sourire pourra suffire, se tenir par la main, une accolade, un regard magique, un tendre baiser, des mots doux…Bref un échange de cœur à cœur : une parfaite complicité et résonance de fréquences égales. C’est donc quand on est équilibré intérieurement et que par là, on n’a plus besoin de trouver un partenaire pour lui puiser son énergie, donc qu’on n’est plus attiré par le sexe, qu’on fera le mieux l’amour !! Tout est paradoxe assurant l’équilibre.
Ne plus avoir besoin d’un plaisir, c’est en profiter le mieux quand il se présente.
Faire l’amour nous donne du plaisir aussi parce que pour un court instant on se rapproche artificiellement de l’équilibre de ses énergies ! Pendant un court instant, on devient un ange : nos fréquences augmentent, on se connecte à son Moi Supérieur, on oublie ses blessures, l’ego est mis de côté, on vit dans le moment présent. Juste avant cet instant, on s’est « excité », on a mis toute son énergie en circulation comme on allume un aspirateur, de manière à aller puiser un maximum d’énergie déficitaire chez l’autre pendant l’acte. D’ailleurs, s’ils se laissent vraiment aller, les partenaires peuvent prendre alors des attitudes caractéristiques de l’autre sexe.
Quand cela est fait dans l’amour, le respect et le consentement mutuel, c’est véritablement un moment divin, un siège d’ascension, hélas éphémère. Car bien-sûr après on « retombe », l’énergie (artificielle) puisée à l’extérieur n’arrive plus et s’épuise très vite. Une fois les forces revenues, on veut recommencer pour essayer encore une fois, comme un enfant au carrousel…
Par contre, quand on s’est équilibré (naturellement) soi-même, on ne puise plus l’énergie de l’autre puisqu’il n’y a plus de déficit, et le fait que cet équilibre a été réalisé de l’intérieur fait que celui-ci est stable (il ne dépend pas des conditions extérieures), ce qui nous maintient dans l’harmonie indépendamment de l’acte. La mise en commun et le phénomène de résonance de deux fréquences égales vont multiplier la fréquence globale si bien que les cellules vont vibrer fortement, et l’orgasme ressenti sera divin sans même « devoir » faire l’acte sexuel.
Celui-ci pourra bien-sûr encore se produire, mais dans une conscience bien supérieure, et non plus comme un acte animal, instinctif, et obscur. Le fait de s’élever en fréquence n’exclut pas les fréquences inférieures, mais les englobe en les éclairant et en améliorant leur perception. Bien après, nous aurons un regard de compassion pour l’acte qui nous paraîtra appartenir à l’âge des cavernes…
2 réponses à “Moi vouloir toi”

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Ce texte est très Juste et très beau.
Merci à deniz et à Brigitte
Cécile -
Bonjour Brigitte,
C’est un très beau enchainement de textes … d’abord affronter ses peurs , pour s’ouvrir à l’Amour de soi, des autres .
Se retrouver dans son masculin-féminin pour comprendre ce qui nous anime pour pouvoir se retrouver dans son couple sans s’y perdre.
Comprendre que l’Amour n’est pas la dépendance …
et danser, chanter, rire
Vive le mois de décembre qui apporte tout ça !!!!super !
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Talon Cécile ( Agnola) 1 décembre 2009 à 19:28